 |
| |
| |
| |
|
|
| Previous topic :: Next topic |
| Author |
Message |
Angel A.L level B / un amour de A.L
 Offline
Joined: 25 Nov 2006 Posts: 130
|
Posted: 24/02/2008 16:42:57 Post subject: He has no time |
|
|
Le regard soucieux et perdu du jeune A.L. cherchait en vain depuis plus d'une heure et demi la fine silhouette de son acheteur. Il avait quitté la petite forêt aménagée après l'avoir parcourut de font en comble, toujours avec autant de succès. Le blond était même resté près de l'entrée dans l'espoir d'apercevoir Kitsu mais rien n'y fit ...
Peu de temps après, il avait entrepris de pousser ses recherches au delà de ce lieu, une boule indéfinissable au ventre.
l'A.L. ne perdait pas espoir même si il pressentait que, quoiqu'il fasse, Kitsu allait rester introuvable. Ses sourcil se froncèrent d'inquiétude alors qu'il franchissait la porte de sortie, ses yeux azur scrutant le paysage. Maintenant qu'il était seul, livrée à lui même ce monde l'effrayait et l'envie de retourner au centre se senti venir mais hélas il n'avait pas retenu le chemin du retour. Sa joie avait été telle qu'il n'avait fait attention à rien d'autre ... Et puis, il s'était laissé guider par Kitsu, il lui avait fait confiance.
Ses pas étaient lents et incertains, son souffle s'accélérait sous la peur et l'angoisse. Angel se retenait à grande peine de ne pas verser de larmes, rongeant l'ongle de son pouce par nervosité. Les bruits des voitures le faisait sursauter à chaque passage, les gens ne lui prêtaient aucune attention, il voulait rentrer chez lui. Sans en prendre conscience il pénétra dans le parc Anglais, ne prêtant pas attention à la beauté de ce lieu gardant seulement à l'esprit qu'il fallait qu'il retrouve son ami. Plus les heures défilaient et plus cette idée se renforçait.
Le soleil disparaissait petit à petit, le vent se levait frôlant les fleurs qui suivaient son mouvement, l'obscurité prenait le pas sur la lumière .... L'endroit ne rassurait pas du tout Angel qui fixait inlassablement droit devant lui. Dans d'autre circonstances il aurait sans doute apprécié la beauté du parc, admirant la prestance de ces fleurs mais pour le moment il priait intérieurement pour que quelqu'un vienne l'aider.
Angel s'assit sur un banc reposant sur le bord de l'allée, le regard attristée fixé sur ses chaussures ... Ce qu'il voulait absolument nier vint lui sauter au visage violemment : on l'avait abandonné.
A cette déduction, les larmes commencèrent leur lente descente le long de ses joues rougies sans qu'il puisse lutter, il se mordit la lèvre inférieur essayant en vint de diminuer ces hoquets beaucoup trop bruyant à son goût. Il ne comprenait pourquoi Kitsu l'avait quitter, sans un mot. Pourtant il avait eu l'impression d'être une bouée de sauvetage pour le jeune homme, il s'était à ce point trompé ?
Il se recroquevilla sur le banc, ramenant ses jambes contre son torse ses bras les entourant de toute ses forces.
Et pour bien en ajouter, c'était kitsu qui possédait entre ses mains son sac contenant tout ce dont il avait besoin et surtout sa précieuse encyclopédie ... Il ne comprenait rien, qu'avait-il fait pour qu'il l'abandonne ?
Avait-il fait ou dit quelque chose de déplaisant ?
S'était-il mal comporté ?
Ou peut-être s'était-il rendu compte que tout compte fait il n'avait plus besoin de lui ?
Il l'avait acheté seulement sur un coup de tête ? ...
Tant de questions qui dominaient son esprit et qui ne trouveraient jamais de réponse à moins que le sujet de ces interrogations vienne l'y aider. Il resserra la prise sur ses jambes et appuya son front sur ses genoux, continuant de déverser cette eau salée qui ne semblait avoir de fin. L'adolescent était complètement perdu et désorienté ... Il avait mal au ventre, comme si une personne l'avait frappé violemment à cette endroit. Seul, il ne serait tenir longtemps.
une simple interrogation venait sans cesse le hanter : Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ...
Il se sentait trahis. Il lui avait fait confiance ... et voila ce qu'il obtenait en retour. Cela ne pouvait être que de sa faute ! Kitsu n'avait rien à se reprocher non ...
ses doigts tirèrent sur le tissu de son pantalon beige, oui c'était de sa faute ... |
|
| Back to top |
|
 |
Wilhem Rosenstraush
 Offline
Joined: 03 Oct 2007 Posts: 4
|
Posted: 25/02/2008 22:15:56 Post subject: He has no time |
|
|
Aujourd’hui comme tout les vendredi, la librairie fermait un peu plus tôt que d’habitude pour permettre à son propriétaire de prendre un peu de repos. Après tout travailler jour et nuit était fatiguant, et surtout ces temps si alors que le froid mordait les joues et les mains de ses dents acérées. Recouvert de sa veste de velours noire et de son pantalon de la même matière et la même couleur, Wilhem réajustait son écharpe autour de son cou. Attraper froid en ce moment n’était pas spécialement le bienvenu.
En parcourant la rue qui menait au parc qu’il devait traverser (petit raccourcis secret) pour rentrer chez lui, il entra dans un bureau de tabac pour refaire le plein étant donné le manque de temps qui l’avait menacé toute la semaine (en raison d’une fuite d’eau au plafond en plus de ses problèmes d’horaires de travail). Le briquet bien qu’il n’ait pas énormément servi ces temps ci était toujours resté dans sa poche. Petit objet qui s’allume et s’éteint au gré du stresse oblige… il le gardait toujours sur lui. C’est ainsi qu’il le fit fonctionner une fois de plus pour allumer sa première cigarette à lui (oui au bar c’est pas dur de s’en faire payer) depuis une bonne semaine.
Il aimait beaucoup ce parc. Ca ne lui rappelait rien en particulier comme on aurait pu le penser, mais ses grands arbres et ses par terres de fleurs étaient calmes et reposants. Des bancs ça et là jonchaient le sol et le rire des enfants traversaient l’espace. Cependant quelque chose clochait aujourd’hui… il s’arrêta, crachant sa fumée au dessus de sa tête pour écouter et ses yeux durant quelques minutes cherchèrent d’où venaient les plaintes et les soupirs qu’il entendait.
Quelques pas furent fais, il aperçut un jeune garçon recroquevillé sur un banc, semblant pleurer toutes les larmes de son corps. Le pauvre, la morve lui coulait… Les derniers mètres furent franchis et un bras fut tendu, au bout de celui ci un mouchoir en tissu à carreaux (la classe quoi) propre.
« Attention tu vas salir ta veste… »
Quel don pour parler aux enfants il avait… son ton était totalement neutre, comme s’il avait parlé à une machine… ou plutôt comme s’il était lui même une machine. Voilà bien longtemps que son corps était vide de toute espérance. |
|
| Back to top |
|
 |
|
|